Après la tempête Amélie, les équipes d’Orange s’activent sur le terrain afin de rétablir les lignes téléphoniques et Internet tombées en panne.

Par Zeliha Chaffin Publié hier à 10h29

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Des techniciens s’affairent pour réparer des lignes à haute tension à Lugon-et-l’Ile-du-Carnay (Gironde), en janvier, après le passage de la tempête Gabriel.
Des techniciens s’affairent pour réparer des lignes à haute tension à Lugon-et-l’Ile-du-Carnay (Gironde), en janvier, après le passage de la tempête Gabriel. MEHDI FEDOUACH / AFP

Dans le quartier pavillonnaire des Abatilles, à Arcachon (Gironde), une équipe de techniciens s’active, jeudi 7 novembre, malgré la pluie et le vent. Au centre de leur attention : un poteau télécoms en métal que la chute d’un arbre a plié à 90 degrés lors de la tempête Amélie quatre jours plus tôt, privant une trentaine de foyers d’Internet et de téléphone fixe.

« Nous allons dégager le poteau endommagé et l’extraire afin de le remplacer, puis y raccorder un nouveau câble pour rétablir les lignes », explique Vincent Mineur, directeur qualité du réseau sur la Nouvelle-Aquitaine chez Orange. La manœuvre se révèle délicate, car le poteau, enfoncé à 1,50 mètre de profondeur, se trouve juste à côté des conduites de gaz souterraines. Pour éviter de les percer, l’opération se fera donc manuellement.

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Poteaux cassés, câbles arrachés, sectionnés ou enchevêtrés dans les branchages… Depuis lundi 4 novembre, plus de 300 techniciens d’Orange sillonnent la région pour remettre en état les 8 940 lignes téléphoniques et Internet encore en panne.

« Nous faisons face à un flux de signalisations deux fois et demi plus important qu’habituellement, mais la difficulté tient surtout au fait que les zones d’intervention sont très étendues. Cela multiplie les déplacements des équipes et demande donc plus de temps », souligne M. Mineur. Amélie, Hannah, Miguel, Eleanor, Adrian… Au cours des dernières années, les tempêtes se sont enchaînées, mettant à rude épreuve les infrastructures de télécommunications.

« Depuis 2016, nous constatons une recrudescence des événements météorologiques violents, avec une multiplication des tempêtes, des orages et des inondations. 2018 a d’ailleurs été un record, avec environ 20 % en plus d’interventions de maintenance sur notre réseau », observe Marc Blanchet, directeur technique chez Orange France.

« Résilience »

L’opérateur n’est pas seul à subir les caprices de la météo. Selon l’Enisa, l’agence européenne de la cybersécurité, 10 % des pannes de réseau majeures signalées par les opérateurs télécoms des Etats membres de l’Union étaient dues à des intempéries l’an passé.

Ce phénomène soulève des inquiétudes, tant « l’importance croissante du numérique rend les citoyens, les entreprises et les administrations de plus en plus dépendants de la fiabilité des réseaux », notait l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), en janvier 2017, insistant sur la nécessité de leur « résilience » en cas de catastrophe naturelle.

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