Le chômage recule de 0,2 point pour s’établir à 8,5 %, son plus bas niveau depuis 2009

Poursuivant sa tendance à la baisse, le taux de chômage a atteint son plus bas niveau depuis le début de 2009, reculant de 0,2 point en France métropolitaine, selon l’Insee.

Le Monde avec AFP Publié hier à 08h06, mis à jour hier à 11h32

Temps de Lecture 2 min.

Le chômage poursuit sa lente décrue au deuxième trimestre. Le taux de chômage a légèrement reculé pour s’établir à 8,5 % de la population active en France (hors Mayotte), selon les chiffres publiés par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), mercredi 14 août. Il s’agit du plus bas niveau depuis le début de 2009, souligne l’Insee, comme pour le trimestre précédent.

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La France, hors Mayotte, compte 2,52 millions de chômeurs. Sur la seule France métropolitaine, le taux de chômage baisse aussi de 0,2 point et s’établit à 8,2 %, ce qui représente 2,4 millions de chômeurs, soit 66 000 chômeurs de moins sur le trimestre.

Sur un an, le taux de chômage pour la France entière, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), recule de 0,6 point.

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Dans sa note de conjoncture trimestrielle, l’Insee a récemment prévu que ce taux parvienne à 8,3 % à la fin de 2019. Le taux de chômage est passé sous la barre des 9 % depuis le quatrième trimestre 2018 et poursuit une lente décrue depuis mi-2015.

Taux d’emploi stable

Pour le chômage de longue durée, qui concerne les chômeurs qui déclarent rechercher un emploi depuis au moins un an, la baisse est de 0,1 point par rapport au chiffre du premier trimestre, et de − 0,4 point sur un an, à 3,2 %.

En France métropolitaine, par tranche d’âge, le taux de chômage des 15-24 ans diminue de 0,6 point à 18,6 %, soit un recul de 1,5 point sur un an. Celui des plus de 50 ans est en baisse de 0,2 point à 6,1 % (− 0,2 sur un an). Les 25-49 ans enregistrent aussi une baisse de 0,2 point, à 7,5 %.

Après avoir nettement baissé au premier trimestre, le « halo autour du chômage » est en forte hausse au deuxième. Ces personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement ont vu leur nombre augmenter de 63 000 (− 80 000 au premier trimestre). Ce halo concerne environ 1,5 million de personnes.

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La part du sous-emploi, relatif aux personnes qui souhaitent travailler davantage, comme des employés à temps partiel, est également en baisse (− 0,1 point sur le trimestre) à 5,2 % des personnes en emploi. Sur un an, elle recule de 0,7 point.

Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion des 15-64 ans qui travaillent, reste quasi stable, pour s’établir à 66 % (− 0,1 point), à noter qu’il diminue pour les 15-24 ans (− 0,3 point) et qu’il augmente pour les seniors (+ 0,2 point).

Qu’en est-il pour la suite ? Dans sa note de conjoncture publiée le 20 juin, l’Insee table sur une hausse des créations nettes d’emploi en 2019 (+ 254 000), qui sera plus forte que celle du nombre de nouveaux entrants sur le marché du travail. Résultat : le taux de chômage devrait rester orienté à la baisse, pour s’établir à 8,3 % à la fin de 2019, soit un demi-point de moins en un an. « Il atteindrait ainsi son plus bas niveau depuis fin 2008 », relève l’Insee.

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